Ragdoll

Le ragdoll est une race de chats venant des États-Unis. Le nom de ce chat de grande taille provient d'une particularité surprenante : quand on le porte, il devient aussi mou qu'une poupée de chiffon, «ragdoll» en anglais.



Catégories :

Race de chat - Chat - Felis - Felinae - Félidé

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  • Le Chat Ragdoll Tout ce que vous voulez savoir sur le chat Ragdoll, élevage, caractère, ... Pour mieux connaître la race Ragdoll consulter le Standard LOOF.... (source : ragdollfrance)
  • La race Ragdoll est née à Riverside en Californie dans les années 60. A l'origine Joséphine, une solide chatte de gouttière à poil long, vivait à moitié... (source : humour-felin)
Ragdoll icône chat
Ragdoll, seal mitted.JPG
Un Ragdoll seal mitted

Région d'origine
Région États-Unis États-Unis
Caractéristiques
Silhouette Type médioligne, à tendance bréviligne.
Taille Grande
Poids Jusqu'à 9 kilos pour les mâles et 6 kilos pour les femelles
Poil Mi-long, avec une collerette autour du cou
Robe Colourpoint, mitted ou bicolore
Tête Triangle équilatéral
Yeux Grands et ovales, toujours bleus
Oreilles Larges à la base, taille moyenne
Queue Bien apportée et portée en panache
Standards

Le ragdoll est une race de chats venant des États-Unis. Le nom de ce chat de grande taille provient d'une particularité surprenante : quand on le porte, il devient aussi mou qu'une poupée de chiffon, «ragdoll» en anglais.

Origines

La race est venant des États-Unis, plus exactement de Riverside en Californie. Elle a été créée en 1963 par Ann Baker, éleveuse de persans. Son voisin possédait une chatte blanche à poils mi-longs du nom de Joséphine. Quand cette chatte fut percutée par une voiture, elle fut soignée à l'université et guérit sans séquelles visibles.

La suite de l'histoire n'est aujourd'hui pas forcément claire. De nombreuses légendes entourent cette race controversée.

On dit que Joséphine eut trois petits et c'est à ce moment même qu'Ann Baker remarqua le caractère extrêmement doux et affectueux des chatons, qu'elle adopta et fit reproduire. Par la suite, elle raconta de nombreuses histoires contradictoires et incohérentes sur l'origine de cette race, tantôt le résultat de mutations génétiques, tantôt œuvre de Dieu ou fruit d'un enlèvement par des extraterrestres[1]. Ce fut la première éleveuse à utiliser le marketing (journaux, télévision locale, etc. ) pour faire connaître une race[1].

La race du mâle s'étant accouplé avec Joséphine après l'accident (et par conséquent le père des premiers ragdolls) est aussi inconnue. On a pensé au sacré de Birmanie et au burmese mais ces théories semblent peu vraisemblables car ces deux races étaient particulièrement rares à l'époque[1]. Aujourd'hui on pense qu'il s'agissait plutôt d'un chat de gouttière à poils mi-longs. Il est décrit par Ann Baker comme un chat imposant, ganté comme le birman et avec une tâche blanche sur le nez, quelquefois il s'agit plutôt d'un mâle chocolat[1]. Son nom était Blackie. Ann Baker pratiqua une forte consanguinité et accoupla Joséphine avec ses chatons mâles à plusieurs reprises, mais aussi les frères et sœurs entre eux[2].

La légende dit que l'accident de voiture rendit Joséphine insensible à la douleur, et que ses chatons, comme elle , y étaient insensibles. Cette fable n'a bien entendu aucun fondement scientifique, ni logique, et ces chats ne sont absolument pas insensibles à la douleur[1].

Aux États-Unis, le Ragdoll s'est vu consacré dès 1965[3]. En 1969, un couple d'éleveurs, Laura et Denny Dayton, achètent chez Ann Baker quatre ragdolls et établissent un élevage sous le nom de "Blossom Time"[4]. Ann Baker crée en 1971, l'International Ragdoll Cat Association (I. R. C. A) [5]. Elle garde la mainmise sur les descendants de Joséphine et impose énormément de contraintes aux autres éleveurs de ragdolls, si quoiqu'en 1994, un groupe d'éleveurs décida de couper les ponts avec le monde du ragdoll et créa à partir de cette race une nouvelle, appelée ragamuffin.

En Europe, les premiers ragdolls, descendants directs de Joséphine, sont importés vers la Grande-Bretagne en 1969. Ce sont deux amies anglaises, qui intriguées par ce qu'elles entendent des médias américains, se décident à faire chacune un élevage. Elles se procurent chacune un couple de la chatterie "Blossom Time". Ses quatre chats sont pour énormément dans l'établissement de la race en Europe. Un club de passionnés "British ragdoll Club" est fondé en 1987 et la race s'est vu consacrée par le GCCF en 1991, un an plus tard, la FIFé fait de même. Entre temps, le ragdoll est introduit en Allemagne (1985) et en France en 1986 et c'est un couple provenant d'un des deux premiers élevages des amies anglaises. La première portée nait en France en 1988.

Le premier club français est créé en 1993 et la race reconnue par le LOOF. La fondatrice de la race, Ann Baker est décédée en janvier 1997.

Popularité

En dehors des États-Unis où la race est particulièrement populaire, le ragdoll n'est pas particulièrement répandu. En France, cela est surtout dû à la forte popularité du sacré de Birmanie. Depuis 2007 le ragdoll est cependant entré dans les dix races les plus représentées en France[6]. Cela ne représente néenmoins que 1, 70 % du total des chats de race français[7]. En Angleterre, il occupe le top 10 depuis de nombreuses années[8].

Standards

Corps

Le ragdoll a toujours les yeux bleus

Le ragdoll est un chat de grande taille, puisque les mâles peuvent peser près de 9 kilos à l'âge adulte et les femelles 4 à 6 kilos[9]. Pour arriver à cette taille ils ont une croissance lente, s'étalant pour les mâles jusqu'à l'âge de 2 ou 3 ans.

Leur corps est rectangulaire, plutôt long et fort[10]. Un manque au niveau musculaire ou une ossature fine dissqualifierait immédiatement le chat. La poitrine est large et ronde, cependant la largeur entre les pattes avants et arrières est la même[10]. L'arrière-main est un peu plus haute que l'avant-main et il est bien développé. [10] Quoique ce soit un grand chat assez lourd, il ne doit pas être gros et seule une poche ventrale est acceptée[10]. Les pattes sont de taille moyenne, proportionnées au corps avec une musculature et une ossature puissantes[10]. Trop courtes, elles pénaliseraient le chat lors d'expositions. Les pieds sont grands, de forme ronde avec toujours de nombreux poils entre les doigts[10]. La queue est longue et portée en panache. Repliée sur le dos du chat, elle devrait atteindre les omoplates[10].

Tête

Leur tête est de taille moyenne et forme un triangle aux contours arrondis de face[10]. De face aussi, on remarque que l'espace entre les oreilles est plat[10]. De profil, le front est plat et se termine avec un léger creux au niveau du nez, dit "en toboggan"[10]. Le creux du nez trop marqué entraîner des pénalités[10]. Le museau est de taille moyenne, bien développé et arrondi[10]. Les yeux sont grands et ovales, toujours de couleur bleue (une autre couleur est disscalificative) et légèrement inclinés[10]. Des yeux trop petits et ronds sont pénalisés[10]. Les oreilles sont de taille moyenne et positionnées dans le prolongement du triangle constitué par la tête[10]. Elles sont larges à la base et s'arrondissent à l'extrémité, si tel n'était pas le cas (oreilles pointues par exemple), cela serait reconnu comme un défaut[10]. De profil, les oreilles pointent un peu vers l'avant[10].

Robe et fourrure

La fourrure est mi-longue, elle est composée largement de poils de garde et de peu de sous-poils ce qui le rend extrêmement doux et qui évite trop de nœuds[10]. Les poils sont courts sur le visage mais plus longs sur le reste du corps, en particulier sur le dos, le crâne et avec une collerette au niveau de l'encolure[10]. Le bas des pattes est aussi couvert de poils plus courts, ce qui donne un effet "pantalon"[10]. La fourrure est près du corps et s'ouvre quand le chat bouge[10].

Les robes acceptées sont au nombre de trois patrons : colourpoint, mitted et bicolores[10].


Pour chacune de ces robes, le standard reconnaît l'ensemble des couleurs dans les zones pigmentées : le seal, le bleu, le chocolat, le lilas, le roux, le crème, le cannelle, le faon, l'argent, l'écaille de tortue, le smoke, le tabby (dit lynx), le torbie, etc[10].

Il existe aussi des ragdolls mink, solide et sépia dont les robes ne sont pas encore reconnues à l'heure actuelle[13].

Aucun croisement avec une autre race n'est autorisé[10].

Caractère

Les ragdolls sont le plus souvent décrits comme des chats particulièrement équilibrés, calmes, doux et affectueux. Il ferait aussi preuve d'une grande discrétion jusque dans son miaulement, particulièrement doux. Le ragdoll serait un chat peu peureux et c'est pourquoi il est fréquemment déconseillé de ne le laisser sortir sans surveillance (ou espace clos). Ces traits de caractère restent cependant idéalement individuels et sont fonctions de l'histoire de chaque chat.

Une particularité surprenante est le fait que quand le Ragdoll perd ses appuis, c'est-à-dire quand on le porte, il devient aussi mou qu'une poupée de chiffon.

Élevage

Les éleveurs français sont toujours peu nombreux. En 2009, le LOOF recensait 109 éleveurs ayant eu au moins une portée depuis 2003[14]. Pourtant, si on ne prend en compte que les deux dernières années, il n'en reste que 91[14]. Ces éleveurs ont le plus souvent une seule portée sur l'année et ils sont moins de quatre à en déclarer plus de dix[14].

La couleur n'apparait que lentement en commençant par le bout du nez

Reproduction

Les femelles ragdolls donnent naissance à un nombre moyen de 4 chatons par portée avec un extrême allant jusqu'à neuf chatons[14]. Ces femelles, en France, sont au nombre de 206 mais seules 58 d'entre elles ont donné naissance à plus de la moitié des chatons[14]. Elles ont généralement entre un et trois ans avec un maximum d'onze ans pour la plus âgée[14]. Les mâles sont toujours moins nombreux. 105 mâles reproducteurs ont eu au moins une portée au cours des deux dernières années, mais en moyenne, ils ne sont que vingt-trois à contribuer à plus de la moitié des chatons français[14]. Ces mâles ont entre un et quatre ans, cela pouvant fluctuer de six mois à treize ans[14].

Comme chez les autres races colourpoint, les chatons naissent entièrement blancs et leur couleur n'apparaît progressivement qu'avec les semaines[9].

Santé

Le ragdoll est une des races spécifiquement touchée par la cardiomyopathie hypertrophique féline[15]. Cette maladie est héréditaire de transmission autosomique dominante[16]. Un test ADN spécifique à la race a été développé[16]. Il détècte les mutations du gène MYBPC3, responsable du développement de la maladie[16]. Le laboratoire français qui a établi ces tests génétiques pense qu'environ 20 % des ragdolls sont concernés par la mutation de ce gène[16]. Un suivi par échographie est aussi conseillé pour les éleveurs afin d'éviter toute transmission et éradiquer la maladie[15]. En effet, on sait que la mutation du gène MYBPC3 n'est pas l'unique cause de HCM chez le chat[15].

La race est aussi touchée par la polykystose rénale quoique cela soit bien moins courant que chez le persan[15].

Notes et références

Annexes

Liens externes

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La version présentée ici à été extraite depuis cette source le 12/01/2010.
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